Grandville déplore l’incompétence de ses graveurs…

Grandville déplore l’incompétence de ses graveurs…

Si Grandville ne se montre pas toujours satisfait de sa propre interprétation du texte de La Fontaine, il ne l’est presque jamais de la traduction qu’impose la gravure sur bois après la mise au net de son dessin. Les bois à graver étant distribués au fur et à mesure de l’avancement de la publication à plusieurs graveurs différents, le suivi scrupuleux qu’il aurait souhaité ne pouvait être mis en place.

« Je reprends le cours et l’ordre de mon travail, la mise sur bois fini, le dessin bien dûment retouché. C’est alors qu’il me restait à subir la plus cruelle - horrible - des tortures... à passer sous l’outil impitoyable du graveur, [...] combien de fois le sang me monta au visage à la vue de tant d’atroces cruautés, de tant de mutilations, opérées par ce que ces messieurs appelaient tranquillement du métier ! »