Un succès éditorial

Un succès éditorial

La première livraison des Fables paraît chez Fournier et Perrotin le 28 janvier 1837. Suivent 39 autres fascicules jusqu'au mois de novembre de la même année. Le rythme de la parution par « livraisons », courant au 19e siècle, impose un rythme de travail particulièrement soutenu : lorsque Grandville travaille sur les Fables, il doit livrer 3 vignettes (conçues, reportées sur bois, retouchées, et gravées) par semaine. On estime qu'il gagne environ 10 000 fr. par volume et par an, sur lesquels il doit rémunérer son aide, Despéret, à hauteur de 2 400 fr. (20 fr. par dessin).

Les Fables connaissent un succès public immédiat, à tel point que la première édition est rapidement épuisée et que des réimpressions sont mises en vente en 1838 et 1839. Devant l'engouement qui ne se dément pas, les éditeurs commandent à Grandville une deuxième série de 120 sujets illustrant de nouvelles fables en 1840.
Tout au long du 19e siècle, le La Fontaine illustré par Grandville connaît de nombreuses publications et rééditions, et son style est copié par d’autres.